« La gloire et l’honneur sont deux prétextes derrière lesquels les hommes s’abritent pour commettre les pires atrocités.»
L'avis d'Erica : Marie Reppelin installe son univers avec rapidité sur les 40 premières pages. Peu de place est laissée aux émotions ou à l'ambiance : l'autrice privilégie la description des faits pour livrer un maximum d'informations.
Par ailleurs, l'histoire ne manque pas de rappeler les débuts saisissants du premier tome d'Hunger Games : une loterie mortelle, le sentiment d'injustice de quitter ses proches dans le besoin, une montée sur une estrade qui évoque plutôt un échafaud…Heureusement, le style littéraire, un peu froid et distancié utilisé par l’autrice au début de l'histoire ne dure pas. Dès que l'action s'enclenche, le lecteur est happé par un véritable page-turner. La formation à l'Académie, quant à elle, peut évoquer le premier tome de Divergente : un instructeur mystérieux et un peu trop séduisant, des pouvoirs qui se révèlent et qui catégorisent les personnages, et surtout, une réflexion sur la place de la justice dans cette société non idéale.
La question centrale, commune à toutes les dystopies, résonne donc avec force : sommes-nous correctement gouvernés, ou servons-nous aveuglément le dessein de despotes ?
Il vous faudra lire l’ensemble de la duologie de fantasy avec le T2 « Embraser le jour » pour répondre à cette question et connaitre enfin le destin exceptionnel de Liv Aubrey.
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